En piste au Beaufort

Cela faisait déjà longtemps que je souhaitais entreprendre une balade en totale autonomie. Pouvoir suivre des pistes dans les alpages était aussi une expérience que je ne connaissais pas encore.

La météo était relativement bonne. Après une courte recherche sur internet où Basecamp fut mon ami,
le tracé fut vite trouvé. Le Beaufortin est une région que j’adore par ses paysages encore authentiques, ses petites routes bien tortueuses. En cette saison, sur le parcours de la « Grande route des Alpes » la densité de deux roues (motos et vélos) au km2 n’est pas encore trop intense.

 

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15/06/20-21 570 km

Les valises sont pleines: un peu d’eau, nourriture, réchaud et gaz, duvet, thermorest, tente de camping et c’est parti pour deux jours de bonheur.

D’abord le col de la Forclaz, suivi des Montets et longue descente jusqu’à Cluses. Perdu dans ma « bulle », je me retrouve face au péage de Cluses. D’habitude, je sors de l’autobeurk bien avant le péage, mais là… rien vu passer.

Café, croissant avant de prendre la D119 jusqu’au Reposoir. Peu avant ledit village, je me fais interpeler par un passant qui, tout excité, me prie de bien vouloir l’aider à sortir son véhicule du fossé !!! Le pauvre avait entrepris une manœuvre pour faire un tourné sur route sans avoir remarqué le fossé en amont. Les roues arrière bien posées dans le trou, le coffre posé sur le talus, il lui était impossible de s’en sortir seul. Le comble c’est que les voisins alentours avaient tous refusé de l’aider.

A plat ventre sur le capot, histoire de faire du poids sur les roues avant… et n’allez pas me dire que je suis gros… juste une question de répartition des masses, et c’est en douceur qu’il put mettre ses quatre roues bien à plat sur la route. Cinq minutes d’arrêt pour une reconnaissance éternelle, c’est plutôt sympa. Et d’autant plus que le capital sympathie des motards a pris un sérieux coup d’ascenseur.

Pas trop de monde au col de la Colombière, c’est encore tôt! Et direction le col de la Croix de Fry. Là, je découvre qu’un certain panneau indicateur a un seveu sur la langue.

Ca doit pas sentir trop bon dans le coin! De toute façon, c’est pas la direction prévue, car je passe par le col de Plan Bois. Et là, peu après ce dernier, virage toute à droite. Bertha se met de suite à secouer un peu plus. Je ne sais pas encore si c’est de satisfaction, mais une chose était certaine, le goudron avait disparu faisant place à de la terre humide, des cailloux lorsque ce n’était pas des galets ou des ornières bien creusées.

Il y avait comme quelque chose d’incongru de se retrouver là. La vigilance est de mise, car se mettre au tas en pareil endroit ne serait pas de bonne augure. C’est le moment de mettre en pratique tout ce que je connais de la conduite en TT, donc pas grand-chose. Je m’en sors pas trop mal pour cette première manche.

Ugine me ramène au monde moderne, celui d’Azeroth.

Germaine est toute déboussolée, elle en perd le nord et me ramène sans cesse en arrière. Je mets un temps monstre pour comprendre qu’en fait les points de passage ne s’effaçant pas, elle me ramène toujours en arrière.

A un moment donné, je vois « col de l’Arppetaz ». Il me semble que j’ai vu passer ce nom quelque part. J’embraye donc.


Nombreux virages en forêt pour déboucher finalement sur un magnifique alpage où la vue est surprenante. J’ai bien conscience de ne pas être sur la route prévue, mais qu’importe… Tiens, il se met à pleuvoir.

Autre belle surprise, la piste du Cormet d’Arèche.

La descente sur la Thuile est un peu chaotique. La piste a été quelque peu « travaillée » par les précipitations. Je m’arrête pour vérifier si je suis bien sur le bon chemin et là c’est une attaque en règle par des mouches.

Va bientôt falloir se trouver un coin au calme pour planter la tente. C’est sur la montée du Cormet de Roselend que je vais trouver mon bonheur.

Vite une petite dernière avant que la lumière ne s’éteigne.

Le lendemain, je me réveille tôt. Alors que le soleil pointe sur les sommets alentours, tout est encore dans l’ombre ici. Je me dis qu’un petit déjeuner au soleil serait bien sympa.

Démontage du camp et départ.

Ah oui, je me souviens tout à coup que je n’ai pas encore pris mon petit-déj. C’est qu’entre les frasques de Germaine, la beauté des lieux, j’ai pas vu le temps passer et franchement, j’ai pas encore l’estomac au fond des talons. On va bien pouvoir attendre encore quelques minutes. Et je m’engage sur la dernière piste du jour, celle reliant le col de l’Arpettaz à celui des Aravis.

Un troupeau de chèvres a bien essayé de jouer au booling avec moi (c’était eux les quilles), mais allègrement Bertha a poursuivi sa route. Donc, j’ai pas marqué un point sur ce jeux-là, mais je ne me suis pas mis au tas. Me voilà bien réjoui.

En rentrant, je me suis arrêté à l’ancienne Chartreuse du Reposoir. Pas pour boire un coup, mais pour visiter cette édifice. Fallait bien mettre un peu de « culturel » dans cette balade.

C’est là que la balade s’arrête. Une nouvelle expérience… une chouette expérience.

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Epona

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