المغرب، حيث تتعايش الصحراء والجبال

souck de Marakech

Marruecos, là où les montagnes et le désert cohabitent.

Aller là où les montagnes et le désert cohabitent dans une singulière harmonie, arpenter les plateaux herbeux truffés de lacs volcaniques, s’enfoncer sous les cèdres millénaires du Moyen-Atlas, tutoyer les cimes enneigées du Haut-Atlas, naviguer au coeur des étendues désertiques et ensablées du sud marocain, se glisser dans la fraîcheur inattendue des palmeraies pour repartir à la rencontre des berbères et des souks animés. Le Maroc, dans toute sa splendeur nous tend la main.

Nous sommes fin octobre, l’automne donc, mais il ne fait pas froid. L’été semble vouloir se prolonger… Nous nous dirigeons vers le port de Gênes et le Fantastic est là à quai, il nous attend. Ses moteurs ronronnent déjà et de la fumée sort de ses cheminées.

A peine arrivés, et déjà embarqués! À bord, comme on pouvait s’y attendre, une majorité de Marocains. Certains vêtus de leur djellaba disputent âprement leur partie de cartes. D’autres habillés à l’européenne déambulent dans les coursives. La majorité des femmes sont voilées. Tout ici respire le Maroc, mes pensées s’envolent déjà vers Tanger. J’aime ce nom, Tanger… , je ne sais trop pourquoi, il évoque les terres lointaines, l’inconnu.

Nous sommes partis maintenant, avec une heure de retard. Mais ne dit-on pas que nous avons les montres et les marocains le temps… Qu’importe, la nuit est tombée. Au loin, il ne reste plus que les lumières de Gênes et de quelques bateaux qui clignotent au large.

Après une première nuit, c’est l’heure… oui mais, l’heure de quoi? Que peut-on bien faire durant les 48 heures de ce Gênes-Tanger. Et bien pas grand chose en fait. Entre les repas, petites balades sur les différents ponts, petite sieste et re-balades sur les coursives externes pour respirer l’air de la mer.

Départ pour le Maroc

Le Fantastic en impose tout de même un peu avec ses neuf ponts. Il fend les eaux à 20 nœuds, laissant dans son sillage une traînée d’écume blanche. Nous croisons de temps à autre des porte-conteneurs de taille assez modeste.

Les côtes espagnoles sont en vue, puis enfin les côtes marocaines. Nous croisons dans le détroit de Gibraltar qui, à l’échelle des continents, ressemble à un mince filet d’eau. En arrivant au port, il fait nuit. Nous allons devoir rouler de nuit, mais je n’en ai cure, je suis à Tanger, je suis allé au Maroc. J’y suis pour de vrai.