Petit tour en Suisse selon Germaine

Avez-vous déjà rêvé d’avoir un guide fiable pour vous aider à prendre des décisions importantes ? Ce serait tellement génial que cela peut sembler irréel ! Pourtant, bien en vue Germaine me fait un clin d’œil. Elle est là, présente et de sa voix me guide souvent des kilomètres durant, sans jamais faiblir. Quoique parfois, dans un élan de générosité, elle me fait faire des kilomètres en trop.

Aujourd’hui, à l’instar de Marcel Proust, je me dis qu’ « il est doux à tout âge de se laisser guider par la fantaisie ». Pour ce faire, il suffit de « nourrir » Germaine en lui indiquant une destination et en cliquant sur l’option « routes sinueuses ». C’est chose faite! Alors, en route!

 

 

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21-22/04/18

La Suisse est un petit point sur le globe terrestre, un grand pays en comparaison au canton d’Uri, que dis-je, un continent en regard à la Principauté de Monaco. Avec des fleuves et des lacs, des cols et des glaciers, des montagnes de toutes formes et de toutes dimensions. A leur pied, de jolis petits villages de carte postale sont plantés ça et là. Dans toutes les vallées, des peuples de toutes les cultures: d’une montagne à l’autre, les Suisses sont allemands ou italiens, autrichiens ou, par endroits, un peu français… Il faut dire, qu’ils n’ont pas toujours choisi… On change de langage, d’architecture et de cuisine, de paysages, d’églises, de religion. Même les vaches dans les prés, consciencieusement affairées à produire du lait, ingrédient à partir duquel nous les Suisses fabriquons le chocolat, cet aliment de première nécessité, qui fait la réputation d’un peuple gourmand. Il suffit d’un saut de puce pour que tout change dans ce pays: la Suisse est un continent vous dis-je, mais il est grand comme une main. Avec des lignes de vie qui la traversent comme les plis de la peau: les routes, les ponts et les viaducs, les tunnels interminables qui filent sous les plus hautes montagnes. Et c’est toutes ces voies de communication que Germaine a décidé de suivre.

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Alors, elle commence pour nous guider sur la ligne de vie la plus grande et la plus rapide, l’autobeurk qui nous conduira au pied du col des Mosses; une bosse en définitive.

Les toits, recouverts de briques rouges, troublent délicatement l’harmonie des verts pâturages.

Les paysages sont d’une pureté fascine. Puis on file en direction de Fribourg. La neige tombée en quantité cet hiver peine à disparaître sous la caresse du soleil. En ce début de saison, le lac du Vernex n’a pas encore fait le plein, pas plus que le lac de Gruyère. Ce n’est certes pas l’Atlantique, mais il y a tout de même quelque chose de pacifique.

A la sortie d’une courbe, la flèche inachevée de la cathédrale Saint-Nicolas émerge d’un seul coup. Joyau gothique, d’une hauteur de 74 mètres, elle surplombe l’ensemble de la ville. Il faut 365 jours pour remplir une année, il faut 365 marches pour atteindre le sommet de la tour. Une marche par jour, ça va le faire…

 

La main de l’homme est capable de façonner une architecture ou les tics et les tocs s’inscrivent dans un paysage tout de vert vêtu.

Au fil de la journée, la chaleur s’intensifie. Le besoin de s’hydrater couplé à une folle envie de glace (je suis addicte) m’oblige de m’arrêter devant la terrasse du Hippel Krone hôtel à Kerzers. La commande fut vite prise et bien vite consommée. Imaginez deux minables boules de glace enchâssées dans une coupe étroite en forme de calice. Le tout ne correspondait absolument pas à la carte proposée, sauf le prix!! La cerise sur le pompon,   2 CHF le verre d’eau du robinet. C’est alors, que je m’aperçois que cet hôtel est recommandé par la fédération moto suisse. Maintenant, je sais pourquoi je n’y suis pas membre…

Il est vrai que parfois la main de l’homme peut cacher une verrue, mais pour ce jour, nous préférons suivre les creux et les bosses qui agrémentent l’entrée du plateau suisse.

  

A l’évidence, Germaine ne choisit pas les axes principaux. Ce qui nous permet de découvrir les petites routes traversant la Suisse, telle la « ligne de chance » qui elle traverse la main.

Et puis, au détour d’un mont ou d’une colline, on découvre un collectionneur, un artiste, un poète, un passionné d’inutile ou tout simplement de l’essentiel, donc rien.

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