SOLOzère tour

Dans solozère, il y a « so » phonétiquement je ne m’y retrouve pas, mais croira qui voudra.

Il y a aussi « solo« ! Là, j’ai pô comprendu!! Emprunté de l’italien, « solo » signifie « seul », d’où la question: « comment être seul alors qu’on est plus de trente? »

Il y a « lo« , ça il y en avait tous les jours et pas que dans le pastis. Un temps à ne pas mettre une grenouille dehors.

Il y a « zère » aussi. Normal, 30 motards en balade, ils errent.

Mais il y a surtout « Lozère« . La Lozère est un département français situé dans le nord de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Département très agricole, limitrophe de la partie sud du Cantal et de la Haute-Loire, de l’est de l’Aveyron, de l’ouest de l’Ardèche, et au sud, le Gard, il s’agit en outre du département le moins peuplé de France. Ben voilà, fallait le dire tout de suite… 

1200km 16/04/12-15

Bon, maintenant que le décor est planté, on va pouvoir rouler. Ben non! y manque le « café croissant » au Pont du Rhône. Paf et Tarzan sont de la partie, mais eux partent pour plus longtemps et surtout plus loin, la Mongolie… Quelques joyeux lurons sont également venus nous encourager.

Le temps est à la pluie, « les combines sont enfilées ». Dom nous rappelle l’heure du repas de midi, servi à la précision toute helvétique et que pour les « bleus » solotour ne veut pas forcément dire de rouler seul. Moi toujours pô comprendu!!

La caravane se met en route, direction Valence pour la pause de midi. Certains partent à droite, d’autres à gauche, mon choix sera la droite. C’est important de faire le bon choix… et dès le départ… Ca peut conditionner beaucoup de choses… Mais ça, je ne le savais pas encore…

La montée du col de la Forclaz se fait sans problème. Route mouillée, tout le monde adapte sa vitesse en conséquence. La descente sur Sallanches est plus « roulante », normal ça descend… Devant moi, un motard profite du radar en place pour se faire une seconde de rayon UV.

Au Fayet, Denis et Stéphane sortent à droite. Pile poil, l’itinéraire prévu si j’avais été solo. Et pis on’est pas dans un solo tour là? J’embraye en me disant: « gaffe, le Stéphane a l’habitude de frotter les cales pieds… », mais Denis doit sûrement rouler « coolosse ». A vérifier la définition de « coolosse », mais ça, je ne le savais pas encore…

Rassuré, j’arrive à la pause de midi. Tous sont arrivés sans problème quoique… Gaëlle et Claude-Alain arrivent sur la même moto!! Moto en panne?!!? Un canular, mais ça, on ne le savait pas encore…

Après un repas copieux, l’équipe, complétée par un nouveau Stéphane et un Claude, se retrouve sur le parking. Confiant, je suis le groupe. Ca démarre tranquille, mais pas pour longtemps… Je ne savais pas l’effet dopant du repas de midi… Une montée de testostérones sans précédent. Essorage de la poignée des gaz, virages droite-gauche, mur… freinage, essorage, re-mur et re-freinage, ouf… sueurs froides… … pause. Là, je me dis qu’il y a dû avoir une erreur sur le casting. Fin de la pause!! déjà?!!? et c’est reparti pour un tour de carrousel. C’était peut-être la partie « so« … enfin pour moi… quoique, même pas sûr… faudra voir la suite…

L’arrivée à l’hôtel de Châteauneuf-de-Randon est la bienvenue. Certains sont déjà douchés, d’autres à la piscine et d’autres encore au bar avec la patronne. En connaisseuse de cause, elle a fait le plein de verveine. Je ne parle pas de cette petite infusion qui fait du bien, mais de cette eau de feu qui réchauffe le cœur et trouble la vision lorsqu’on en abuse. Les bouteilles se débouchent et se vident en même temps… douce nuit.

Le lendemain matin, certains ont de petits yeux… hooo douce verveine, hooo douce nuit… En mettant le nez dehors, je constate que ce sera une journée « lo« .

Pour ma part, direction Mende pour me mettre en quête d’un rétro droit. Une fois la chose trouvée, je prends nord-ouest en pensant croiser l’équipe de la veille. Tout en sachant que Stéphane et Denis sont remontés sur Le Puys-en-Velay pour changer les plaquettes de freins. Finalement, c’est bien mouillé que l’on se retrouve pour le repas de midi. Retour à l’hôtel sous la pluie avec la meute conduite par Philippe qui, l’air de rien, serre les fesses. Je me demande si la route était glissante??!!

La soirée « des bleus » sera en définitive rouge ou ne sera pas. A vous d’en juger…

Au matin, je vais la jouer « solo » en tout cas jusqu’à la pause de midi. Départ à la fraiche pour être sûr de faire le tour prévu avec l’idée que les autres vont bien finir par me rattraper.

Les Causses m’appellent à leur découverte.

Content de voir enfin le soleil. on’a pas été gâté de ce côté-là.

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, j’arrive à Florac bien avant l’heure fixée. C’est l’occasion de se faire une bonne pause sur une terrasse et de visiter le peu qu’il y a à voir dans la ville.

Le repas prit… enfin, je veux dire la dose quotidienne de testostérones… je décide de poursuivre en solo, souhaitant visiter les abords du pont de Millau. Mais le temps est à nouveau à la pluie. Quelques gouttes se font déjà sentir.

Direction Les Vignes dans les gorges du Tarn afin de contourner l’orage.

C’est alors que je suis rejoint par Claude et Samuel. Je leur annonce mon souhait de poursuivre mes séances photos… on décide de se retrouver plus bas.

C’est tout de même pas tous les jours qu’on peut surprendre un vautour nourrissant sa progéniture.

La suite sera forcément différente. Claude mène le bal et les virolés des gorges sont « avalés »… euh pas exactement, je devrais dire « engloutis » à un rythme soutenu.

« Dites… vous avez vu la bétaillère derrière l’hôtel? »… « elle a des plaques valaisannes !! »… « on l’a déjà vue en quelque part »… Des « bruits » commencent à se faire entendre, prennent de l’ampleur, s’enflamment… « qui ça peut bien être? ».

Le lendemain, retour en Suisse. Au matin, encouragé par l’équipe du premier jour, je décide de me joindre à eux, en connaissance de cause. Ca part fort, enfin… normal quoi! Mon intention se focalise sur celui qui est devant moi, afin de suivre les mêmes courbes que lui. Au premier arrêt, Denis me suggère de rouler avec un « rapport » en dessous. Je m’inquiète, car automatiquement je serai plus haut dans les tours. Claude me rassure, il a des caisses pleines de pièces détachées dans son garage…

Puis, on traverse l’Ardèche. Accélération, virages droite-gauche, … accélération, descente d’un rapport, virages gauche-droite, … wouhaaa, c’est le top. J’ai jamais vu une région aussi « désertique et sèche » pas une seule rivière, pas de verdure, ni forêt et pâturage, rien… sauf, quelques villages et une route sinueuse à souhait… et trois motards devant moi…

Plus loin, les falaises du Vercors résonneront encore longtemps du « ronronnement » de nos flats. A la pause de midi, nous apprenons que la route est coupée quelques kilomètres plus loin. Mauvaise nouvelle pour les « montres suisses ». Nous ne serons pas à l’heure pour notre rendez-vous…

Au final, nous saurons que la fameuse bétaillère avait permis à Gaëlle et Claude-Alain d’échapper à la pluie…

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Epona

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