Tour du Mont Blanc

On est encore à la mi-juin, pourtant l’isotherme « zéro » est monté très haut, pratiquement à la hauteur du Mont-Blanc. C’est haut pour un mois de juin, terriblement haut, mais c’est aussi chaud pour ce même mois de juin, terriblement chaud! C’est le moment de sortir ma bonne vieille tente (finalement pas si vieille que ça) qui n’a plus pris l’air depuis mon trip en Islande.

On charge tout sur la brêle: tente, matériel de couchage, vêtements, nourriture et même une bouteille de rouge pour la veillée et sans oublier la cafetière. Certaines « mauvaises langues » diront que je ne peux pas me passer de ce peu de luxe, mais qu’est-ce que c’est bon de se faire plaisir… et « roule ma poule ».

On n’est pas franchement au stress, puisque l’objectif du jour est de trouver un endroit entre le Cornet de Roselend et Bourg-St-Maurice pour y planter la tente.

17/06/16-17

Direction Chamonix par le col de la Forclaz. Ayant mis, la tente de camping, une réserve d’eau (on ne sait jamais, en montagne… des fois que les glaciers ont tous fondus avec le réchauffement climatique), le petit rouge qui tache, dans le top case, j’ai l’impression de piloter un bateau dans la tempête (je sais, fallait pas mettre du poids dans le top case. On me l’avait pourtant bien dit. Gneu, gneu, gneu…).

Arrivé à Cluses, je prends la D119. J’aime bien cette petite route accrochée à la falaise surplombant la ville.

Dès le petit village du Reposoir, je me fais tracer par une Porche et une Subaru. Quand, je dis « tracer », ça n’a pas duré longtemps. Avant la première épingle située à la sortie du village, j’n’ai vu qu’une blanche et une bleue me passer devant. Devait être pressés les deux compères, au risque de pousser les quelques cyclistes qui péniblement montaient au col de la Colombière.

Finalement, ils seront arrivés 30 secondes avant nous au col que nous avons rapidement quitté pour plonger dans la vallée jusqu’à Saint-Jean-de-Sixt.

Au col des Aravis, on fait une pause découverte. Charlotte est tout heureuse de pouvoir faire du lèche-vitrines. Elle s’essaye même à quelques essayages. Chacun appréciera…

Tout au fond, le Mont-Blanc accroche le regard, comme pour nous rappeler que c’est lui la « vedette du tour ».

Le bleu turquoise du lac de Roselend nous invite à la baignade… enfin… presque. L’eau est encore bien trop froide pour mes petites gambettes et c’est sur la terrasse d’une petite buvette, menthe à l’eau à la main, que je m’octroie un instant contemplatif.

C’est proche de la retenue d’eau voisine que nous trouverons notre terrain de camping.

Le lendemain, la balade continue. Avec la descente sur Bourg-St-Maurice, la montée au col du Petit-St-Bernard et le retour en Suisse.

Enivrée par tant de lumière et certainement par les embruns des fleurs de montagnes, c’est qu’elle n’a pas l’habitude des parfums alpestres, Charlotte se met à délirer sur la montée du col du St. Bernard. Elle y découvre une marmotte pétrifiée.

A l’instar de Gorgo, Charlotte pétrifie qui la regarde. La puissance du féminin, le pouvoir du regard…, le mythe est toujours présent dans notre culture contemporaine. Charlotte, si tu nous regardes, je t’en prie, baisse les yeux 😉 Un peu plus haut, c’est une « chenille » qui se retrouve victime de la « prêtresse ».

Notre balade s’achève avec l’arrivée en Suisse.

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Commentaires (2)

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    PETIT Alain

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    Difficile de trouver un nuage sur vos belles photos, par contre je n’ai jamais vu une marmotte aussi grosse 😊

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      Guy

      |

      C’était un week-end magnifique. Question nuage, on va pas se plaindre. Je râle suffisamment lorsqu’il ne fait pas beau. Pour la marmotte, je ne sais que dire… seule Charlotte la vue…!!!

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