Une histoire d’eau


 

Le Tessin nous attire une nouvelle fois en cette fin de mois de mars. Les températures y sont printanières et l’air humide des lacs ajoute une atmosphère de détente estivale.

Partis dès la fin d’après-midi, c’est en début de soirée que nous arrivons sur les rives du lac Majeur. Un hôtel familial nous accueille pour la nuit. Une vue magnifique sur les îles Borromée sublime ce décor enchanteur ponctué de jardins et de villas pittoresques.

Germaine nous a laissé tomber. Elle a vécu son premier raptus cérébral… carte mémoire HS, …. Vive les bonnes vieilles cartes. Heureusement que Bertha est en forme. Elle s’ébroue avec son son (si, si) bien particulier du « klong » du départ et c’est à la fraiche que nous partons ce matin.

La route est longue sur ces rives tourmentées et les dépassements ne seront pas légion. Nous suivons les berges du nord du lac pour rejoindre Locarno. Depuis plus de 60 ans, le Festival du Film transforme la ville du Lac Majeur en capitale suisse du cinéma. Grâce à sa consécration parmi les plus importants rendez-vous cinématographiques du monde, Locarno devient durant 11 jours un lieu de rencontre pour professionnels, cinéphiles ou simples passionnés. Avec les projections nocturnes sous les étoiles, sur un des écrans les plus grands du monde, la Piazza Grande peut certainement être définie « le plus beau salon cinématographique en plein air »…

Bref, ce n’est pas le moment de se faire une toile et c’est par un petit bout d’autoroute que nous rejoignons rapidement Lugano et son lac qui fait partie des dits Sept lacs (j’ai pas écrit 17, pfffff….) de la province de Varèse, au nord de la plaine du Pô.

Direction Menaggio sur le lac de Côme. Nous sommes en Italie. Cela fait déjà quelques heures que nous roulons. Une petite pause serait la bienvenue et c’est dans le petit village de Rezzonico que nous décidons d’y faire une halte. Une ruelle pittoresque nous conduit au bord du lac où devrait se trouver une terrasse accueillante pour nous recevoir. Seulement voilà… tout est «chiuso», aucune taverne, pas la moindre odeur de café. Mais l’endroit est sympa et nous prenons le temps de quelques photos.

 

Le lac de Côme ou lago di Como se situe à cheval sur les provinces de Côme et de Lecco. Le lac de Côme, à la forme d’un Y renversé, est l’un des plus importants lacs italiens, avec 140 km de pourtour et 146 km2 de superficie.

 

 

 

C’est donc sans trop perdre de temps que nous en faisons le tour. Ce d’autant plus que la circulation y est dense et le rythme pas très élevé.

 

 

 

 

 

Ce passage en Italie me permet de constater qu’il est plutôt rare de voir des motards se saluer. Tous sont très occupés à « essorer » leur poignée de gaz et à remonter les longues files de voiture, au risque parfois de se mettre en danger.

C’est à cheval entre le mode de roulage italien et la plus grande prudence que je m’adapte aux conditions locales. L’idée étant de ne pas trop perdre de temps, car nous souhaitons trouver encore un logement dans les alentours de Morcotte sur le lac de Lugano.

Nous ferons tout de même une halte à Cômo, histoire de visiter la cathédrale Santa Maria Assunta. L’architecture claire de l’édifice domine le centre de Côme avec élégance et s’impose à ceux qui arrivent en ville. C’est la dernière cathédrale gothique construite en Italie, en 1396, dix ans après la fondation de la cathédrale de Milan. Les travaux de construction ont été achevés en 1770, avec l’élévation de la coupole haute de 75 mètres. À l’intérieur sont conservées des tapisseries des XVIe et XVIIe siècles, réalisées à Ferrare, Florence, Anvers et des peintures du XVIe siècle de Bernardino Luini et Gaudenzio Ferrari.

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Changement de pays, changement de lac… retour en Suisse et son lac de Lugano. La quête du graal commence pour pouvoir y passer la nuit. Et finalement c’est à Ponte Tresa, dans une albergo-garni que le bonheur sera trouvé… même si le prix nous a quelque peu fait tousser.

Au petit matin, nous prenons la direction du lac d’Orta non sans avoir, au préalable, contourné le lago Monate et le lac Majeur. Le lac d’Orta est séparé du lac Majeur par le Mont Mottarone. Ce qui nous permet de bénéficier d’une vue exceptionnelle sur les îles Borromée.

 

Puis nous plongeons sur le petit bourg d’Orta reconnaissable de loin à sa bâtisse de style maghrébin. C’est un village à taille humaine avec des rues pittoresques qui toutes débouchent sur la vieille place du marché. Celle-ci est réputée, car elle a toujours été un point d’accueil pour les nombreux voyageurs. Le point de mire de la place du marché est le palais communal, de style renaissance datant de 1582.

 

 

L’unique île du Lac d’Orta, l’île San Giulio, se situe à 400 mètres de la rive du lac. Elle dispose d’un cloître baroque et d’une grande basilique romane. Une légende typique, comme il en existe pour la période des premières missions chrétiennes, raconte que San Giulio est arrivé dans l’île au IVe siècle. Lorsqu’il atteignit les bords du lac d’Orta, personne ne voulut le conduire sur l’île San Giulio. Car les habitants de la région croyaient qu’elle était habitée par des serpents monstrueux et un dragon. Il dut ainsi s’y rendre seul. Pour ce faire, il jeta son manteau sur la surface du lac puis y grimpa et à l’aide de son bâton rama jusqu’à l’île. Arrivé à destination, il chassa les monstres et vainquit le dragon. On peut y voir encore aujourd’hui des représentations de cette légende dans la basilique.

 

Sur ce, il est temps de rentrer…, la Corse est proche…

 

 

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